mardi 26 février 2008

Y, helo thar !

Sweet, sweet internet c'est promis, juré, ma toute belle, mon mignon, ma chose en sucre, dich. Jamais plus je ne te laisserai deux semaines entières de plus de 7 jours chacunes. Oh non, trois fois non, ils n'auront pas, non ils n'auront pas, ma liberté de surfer.

Je ne poserai pas la question car je sais que je vous ai manqué. Déjà que je suis tout joie de me retrouver au réveil, vous j'imagine même pas.

Avides d'exotisme, d'aventures envoûtantes et de mes savoureuses envolées lyriques comme je vous sens, il vous tarde sans doute (et c'est tout à votre honneur) de découvrir sans tarder le récit de ces dernières semaines, riches en croustillantes anecdotes.

La fête à Abobo :
Or donc, mardi 5 février, alors qu'en France il faisait moche et que la RCI n'avait pas encore été déboutée de la CAN (AhAh, bien fait, fallait pas être pauvres), je me trouvais à Abobo, quartier évoqué ici et que je recommande chaudement à tous les gueux qui vitupèrent parce que leur 13è mois n'est payé qu'à hauteur de 98,4% de leur salaire (AhAh, bien fait, fallait pas être prolétaires).

Abobo. Une fois de plus, le Verbe détourne pudiquement le regard et cède sa place à l'image, seule à même de rendre toute l'intolérable cruauté de l'existence. Voici :

video

Oui, alors, heu, hein, je vous garantis que si vous poireautez 4h30 droit comme un i pour jalonner une putain de rue de merde à la con dont c'est l'inauguration, vous ausi vous parlerez tout seul.
Je faisais tellement pitié qu'une vendeuse (et une qui avait bénéficié d'une double ration de quintaux) me proposa de m'asseoir (qu'est qu'il branle ici, ce passé simple ? Pourquoi pas du conditionnel passé 2è forme ou du projonctif, mh ?) !

Enfin, une fois les officiels passés, nous pûmes (et encore un) profiter de la soirée, une petite fête organisée entre nous et les jeunes du quartier, ceux-là même qui travaillaient sur le chantier.
Musique, boissons, tout y était, y compris et surtout LE discours de l'un des locaux. Ah, il le vivait, son texte. Pardonnez mon ouïe défaillante, je n'ai su déchiffrer qu'une infime part de son salmigondis oral, de sa, le mot est lâché, logorhée. Roh tiens, j'vais m'fair' plèz, de se putain de logorhée verbale. AhAh, prends ça dedans ton gueule, Redondance-man !
Bref, nonobstant tout ce merdier, j'ai parfaitement entendu le nom de la personne citée à un certain moment (la citation, elle, est passée à la trappe). Je décerne à ce titre au discoureur un Godwin d'honneur, car c'est la première fois qu'on mentionne Adol Hitler dans une fête, au beau milieu d'une litanie de "c'est la nuit de la jouissance et de la réjouissance".
Adolf Hitler. Fuck yeah.

A 2h25 j'étais dans mon plumard. A 5h j'étais debout pour aller tirer. :')

The tir :
Oh, ma douleur, voilà un tir qui restera à tout jamais inscrit dans les annales pourtant volumineuses de la médiocrité, pile entre le Massif Central (oh oh, c'est gratuit ça) et les courgettes (tout en restant bien entendu des lieues en deçà de la tectonik).
Non, parce que ne mettre que huit bastos sur vingt dans la cible, à 25/50 m, c'est médiocre. Passable. Déplorable. Affligeant. Consternant. Pitoyable. Nul. Et ce alors qu'à 200 m je tape un H+L tout à fait honorable de 36. Sigh.

Oui, sinon, j'ai conscience que ceux qui n'ont pas la chance de faire joujou avec des trucs conçus pour tuer (oh là, pas si vite mesdames, votre automobile n'est pas prévue pour ça, désolé) n'ont pas tout compris, mais qu'ils en retiennent la substantifique moelle : mercredi 6 février, j'ai tiré comme une merde.

J'aurais au moins eu l'occasion d'utiliser mon matos du parfait mytho, avec trois conséquences majeures :
- le look du parfait mytho
- la température corporelle proche du point de fusion du titane du parfait mytho
- la photo obligatoire du parfait mytho, ci-dessous :


Ci-dessus : le parfait mytho. Hors cadre : 12 balles hors de la cible.


Et je terminerai aujourd'hui avec quelques bonus, et une belle revanche sur ma flore intestinale. Jeudi, le lendemain du tir donc, je squattai (putain de passé simple) Abobo de nouveau, dévorant un sandwich avec oignons, mayo, omelette, tomates et morceaux de viandes inavouables, et... rien à déplorer. Prends ça dedans ton gueule, bactérie ivoirienne !

video
Tir de mitrailleuse 7,62 mm


http://intrepid.acenet-inc.net/~lekoursk/photos/RCI/ecolabobo.jpg
On ne rigole pas avec les écoles primaires, en RCI.

http://intrepid.acenet-inc.net/~lekoursk/photos/RCI/busabobo.jpg
Ces minibus font la liaison entre les quartiers et le reste de la ville. Leurs principales caractéristiques sont :
- rouler malgré les lois de la physique et de la rouille
- emporter plus de 9000 personnes à la fois
- s'arrêter en plein milieu de la route pour décharger/recharger

http://intrepid.acenet-inc.net/~lekoursk/photos/RCI/frf2.jpg
Nan j'ai pas tiré avec, mais j'eusse aimé.

Si vous êtes contre l'utilisation du passé simple de l'indicatif, sous quelque forme que ce soit, envoyez vos dons, messages de soutiens et idées au Comité de Lutte contre l'Utilisation du Passé Simple de l'Indicatif à :
CLUPSI
12, avenue Bernard Pivot
13624 Marseille-sur-Orbiel

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1 commentaires:

Anonymous nami a dit...

Hummm... ce quartier, cette école, cette ambiance... c'est chaud, c'est.. cela semble tellement, comment dire..., tellement "attachiant"...

Quant à toi, sublimissime narcisse, toujours en verve ! c'est rassurant !

26 février 2008 à 15:53  

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