dimanche 22 février 2009

Paris - Dakar

[!!ERRATUM!!] J'ai beau avoir des pouces opposables et un néocortex surdéveloppé, je ne suis pas à l'abri de la Rhur, pardon, de l'erreur. Il se trouve que l'uranium 238 se porte très
bien, merci pour lui, c'est en fait l'uranium 235 qui a mauvais caractère. Si par confusion vous êtes maintenant irradiés et condamnés à plus ou moins brève et abominablement douloureuse
échéance, au temps pour moi. [!!ERRATUM!!]

Salut, plèbe.
Contrairement à ce que ta naïveté, ta sottise et ton manque de discernement t'auront laissé croire (les fripons), le voyage vers le Sénégal ne fut pas de tout repos.
Le bus pépère pour Paname, l'airbus avec le plateau repas, le film, les hôtesses, l'installation détendue du gland ? Propagande ! Poudre aux yeux ! Dans un noble but certes,
la préservation de la quiétude des familles, le muselage de ces vendus de média apatrides et autres causes supérieures, mais mensonge tout de même.
Hors dans ce blog, je m'attache et tu le sais à décrire avec la plus pathologique des minuties la véritable réalité vraie de notre quotidien. Merci Internet grâce à qui ma voix porte
loin, puissante et totalement anonyme.

Mdr.

Bref, la vérité nue, crûe, la voici :

...

Ah pardon, j'ai un camarade qui me lit par-dessus mon épaule (ils sont nombreux et me soutiennent totalement), c'est insupportable, et en plus il me glisse des vannes absolument
intolérables, je le fais partir, à de suite.

...

Ok, je reprends. La préparation fut longue et périlleuse. Première fiddiculté, oui parfaitement, fiddiculté, ne pas attraper le tétanos en conditionnant les véhicultes, oui
parfaitement, les véhicultes.



On a failli ne pas les retrouver tellement le camouflage ponçait du hamster.






Je passe évidemment sur les détails de la gigantesque opération de "bluff" qu'on a du mener pour que les forces Sénégalaises ne comprennent qu'au tout dernier moment le lieu choisi
pour débarquer, pour "beacher" comme on dit (on a beaucoup de personnalité).
Toujours est-il que le jour J, paix à son âme, c'est avec fierté et sérénitude que j'observais la flotte, prête à apparayer... appâtsreillé... prête à partir.

A droite, mon aide de camp compte les bateaux. A gauche, mon farceur de chef de peloton essaie de gâcher la photo, en nous poussant je suppose, mais trop tard.

Le trajet se déroula sans encombres, et puis, soudaine et cruelle, la tragédie. Une tempête infernale, au large du Cap Horn, emporta par le fond le croiseur Louis IX, les destroyers
le Triomphant, le Tourmenteur, l'Ecarteleur, le Tupeuxpastest, les frégates Bourreau, Guillotine, Jacob et Delafon, la trirème Roma Victor, ainsi que la Pinta, la Santa Maria, la Nina, le Blakc Pearl
et le hors-bord de la série, là, avec Hulk Hogan, comment il pétait sa mère ce truc. Machin Offshore ou je sais pas quoi. Ahem, tous ceux-là ainsi que de nombreuses barges et chaloupes.
De fait, telle une fourmi à trois pattes, obstinée, laborieuse mais handicapée, nous poursuivîmes notre route et eurent (de sanglier) tôt fait de la rattraper, cette salope. Et c'est ainsi qu'après
un périple de deux mois, non tiens trois, c'est plus épique trois... le Sénégal, enfin.

Alors, déjà, d'abord, hein, la réflexion sur les chiffres en rose, on se la garde très fort où je pense.

Suite à un terrible accident de ration (la n°1 sans porc, avec tajine de poulet et rillettes de thon), le photographe était indisponible au moment du débarquement proprement dit et je n'ai donc pas d'images des combats acharnés pour la prise de la plage, l'établissement de la tête de pont et Jean passe.
Après ça, ce fut littéralement la course vers Dakar :

Vite remis sur pied hein ! Sacré photographe.

Il va sans dire que sur le chemin, j'avais à coeur de gagner celui des autochtones, d'où mon accoutrement pour le moins rocambolesque, destiné à faire "couleur locale".


L'Arabie a eu son Lawrence, le Sénégal aura son Alexandre, bien supérieur à tout point de vue. Déjà, j'ai horreur qu'on s'appelle Lawrence, y'a que les marins et les pédés qui s'appellent Lawrence, ensuite, X c'est plus fort que w au scrabble.

C'est exténuée mais victorieuse que la colonne atteignit la ville, au terme de deux jours de route.

Fin du récit ! Je te dis à dans trois semaines : dès lundi, le stage commando dans la mangrove de Toubakouta commence, car en effet, quoi de plus utile à un putain de TANKISTE que patauger
dans la boue jusqu'à la poitrine dans la jungle ? Enfin... /rouledesyeux.

Sinon, en ce moment, je me pose plein de questions. Faut-il sacrifier une boîte de Cluédo pour invoquer le Démon du jeu ? Doit-on forcément étudier la topographie pour lire Descartes ?
Pourquoi Sophie nous casse les couilles à acheter une laitue à 6 frcs et deux à 6 frcs 20 alors qu'elle pourrait aller au McDo ?

That's all folks.

3 commentaires:

Anonymous nami a dit...

combien paies-tu le photographe pour qu'il accepte de t'immortaliser en AleWandre du Sénégal ??????
bcp bcp bcp de cfa c'est sûr !!!!

mila muxu

23 février 2009 à 09:17  
Anonymous Anonyme a dit...

Ca ponce du hamster... on va pas dire d ou tu la sort celle la :)

23 février 2009 à 12:02  
Anonymous Thot... a dit...

moi je préconise une excision du tankyste de la fangeuse jungle sénégalaise...

après l'opération, elle ne s'en sentira que mieux je vous le dis...

24 février 2009 à 20:26  

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