vendredi 11 janvier 2008

Du voyage (1)

AHAHAHA !
Oui, j'existe, toujours, encore et plus fort. Et je suis actuellement à Abidjan, ville qui est une franchise de la holding bien connue des Cercles de l'Enfer. Grâce au sacrifice d'un rein et à la vente de mon âme, deux articles qui vous en conviendrez, et si vous en conviendrez pas ça va mal se passer, ne me seront d'aucune utilité ici, j'ai réussi à me procurer un peu de nourriture et une connection à l'Interweb.

Vous serez donc ravis d'apprendre que je vais bien, et je sens déjà pointer sur vos lèvres toutes douces LA question : "lol ya dé renois mdr ?". Oui, il y en a. Mais entre nous c'est vraiment une question de naze, et j'ai horreur d'être lu par des nazes. Enfin. Si toutefois la question était, "est-ce que comme Ulysse, heureux, tu as fais un beau voyage ?", vous en avez de la chance, je vais y répondre plus longuement.

Demain.

...

AHAHAHAH bis, je vous ai bien eu. Nan, je vais vous conter ça en deux parties...

La première partie :
Tout le monde s'en souvient, je travaille, ou plutôt, je m'occupe de manière ponctuelle et grassement rémunérée, du côté de Marseille. Il était donc parfaitement logique, ce dimanche 6 janvier 2008, de partir en bus pour Paris. Paris.
C'est à ce moment là que j'ai compris que la Fée qui s'était penchée sur cette délicieuse escapade possédait un CAP de l'école du rire. Ou elle avait bouffé un clown. Ou elle était ronde comme une queue de pelle (c'est connu, les pelles, ça se roule). Ou elle était née un 26 octobre.

Comment décrire 13 heures d'autoroute en autocar... prenez la sympathique émission Des Chiffres et des Lettres. Passez-la en boucle pendant une demi-journée. Vous obtiendrez un aperçu de brouillon de commencement d'essai d'ersatz de protoype d'esquisse de ce qui s'est passé dans ce bus dès lors que la batterie de mon excellent portable Dell (pub gratuite) a rendu l'âme (3h).

Mais parfois les mots sont impuissants à rendre compte de la dureté de certaines situations (notamment le diamant. C'est très dur.). Je vous propose de visionner ce petit quelque chose, qui vous atteindra je n'en doute pas au fond d'un coeur que je devine partiellement encombré de cholestérol.

Edit : ah, notre service technique me fait savoir que suite à une connection de merde l'upload de la vidéo relève du parcours du combattant et que, comme il est hors de question que je fasse un parcours pour VOUS, vous ne la verrez pas de suite. Jamais, s'il faut. Sorry !

Enfin bon, après ce trajet, passionnant s'il en est, nous fûmes (avant que la vie te fume) hébergés près du Stade de France, au Fort de l'est, car il est de tradition en France de placer une caserne près d'un stade. C'est tout à fait normal, car parfois s'y déroulent des matchs de foot, et c'est pas des gens comme nous.
Aussi, je trouve extrèmement suspecte la présence de "^" dans "fûmes". Heureusement que je ne me trompe jamais.

La fin de soirée et la "nuit" passées sur place ne sont absolument pas dignes d'intêret, sauf si vous êtes fétichistes de, heu, moi. Toujours est-il qu'après maints et fastidieux temps d'attente, nous étions réunis devant l'aéroport Charles de Gaulle le lundi 7, vers trop-tôt du matin...

La suite plus tard. Dès que ça me sera arrivé. Ahem, dès que j'aurai envie. Ahem, dès que mon harassant job m'en laissera le temps. Si je suce le geolier. Bye !

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lundi 24 décembre 2007

Du rôle des GFADLP en RCI

Oui, j'ai menti, j'ai dis, jeudi, voire même, je dis, que je ferais un article le vendredi. Je ne l'ai pas fais. Ni samedi. Pourquoi ? C'est important. Je comprends la déception, j'aurais probablement entamé une grève de la faim ou frappé un aveugle dans un cas similaire.
Mais il faut savoir aller plus loin que la douleur. Quelle est la morale de ce "lapin", comme on dit, que je vous ai posé ? Que la vie, elle est pas facile, on a pas toujours ce qu'on veut, et retenons cette phrase de Spinoza (qui a donné son nom à un dinosaure, le spinosaure, qui était très malin) toujours très inspiré de bon matin : "putain Simone, fais moi pas chier et sors ces poubelles de merde".
Oui, Spinoza était vulgaire. C'est pour ça que je ne lis que de l'heroic fantasy. Bref.

Rentrons donc dans le vif du sujet, que le titre ci-dessus résume si tant tellement bien. Commençons si vous le voulez bien par un point de vocabulaire :

GFADLP : Glorieuses Forces Armées De La Patrie.

L'armée française. Mais si, rappellez-vous, les mecs qui monopolisent la rue, là, à Paris, en été, tous les ans. Qui enlèvent les galettes de pétrole sur les plages moches, pardon, bretonnes. Qui nettoient après les inondations. Qui sauvent le monde. Qui 100 balles et un mars. Bah, voilà, eux.

Et donc, nous intervenons en RCI. Pourquoi faire me direz-vous ? C'est vrai, pourquoi passer l'hiver là-bas ? Mh ? Un pays où coule le lait et le miel, sauf qu'à la place du lait et du miel, c'est du paludisme et des Kalashnikovs ?
Voici l'histoire :

Aux origines :
En 1993, suite à un accident de pneu, le charismatique leader de la Côte d'Ivoire décède. Au même moment, une enquète du NCIS de Lubigny sur Orbiel (Meuse) fait éclater au grand jour le fameux scandale des agents infectieux du Hezbollah, pardon, de l'ébola présents dans le chocolat. 8,5 milliards de boîtes de Banania sont rappellées, brûlées vives dans de gigantesques autocafés (oh oh oh), faisant chuter le cours du cacao (et du tirailleur sénégalais), ruinant ainsi la RCI encore en deuil de son leader, charismatique faut-il le préciser.


La charismatique leader de la Côte d'Ivoire. Je jure sur mon honneur que je ne sais absolument pas ce qu'on lui tend, mais il a l'air content. C'est déjà ça, parce que PUTAIN MOI CA ME FOUT LES CHOCOTTES.


Ensuite, il se passe plein de choses probablement en rapport avec l'histoire, mais vous vous en tamponnez l'oigne au whisky. En tous cas, moi oui. Fast forward jusqu'à l'an 2000, le 26 octobre. Le 26 octobre est vraiment un jour de merde, puisqu'il voit tour à tour la naissance de Mitterand (1916), l'élection de Lénine à la tête du PC (1917) et pire, la sortie en France du dernier tome d'Harry Potter (2007). Hors, la catastrophe du crû 2000 de ce bâtard de 26 octobre, c'est l'accession au pouvoir de Laurent Gbagbo, qui d'ailleurs y est toujours.

2 ans plus tard, moins de dix jours avant que je ne fête mes 17 ans, la guerre civile éclate, coupant le pays en deux parts égales, loyalistes au sud et rebelles au nord, comme un couteau couperait du beurre (en deux parts égales). Et c'est à ce moment-là que Zorro va arriver...


Ci-dessus : ce salopard de 26 Octobre. En filigrane : des citoyens exprimant leurs convictions avec force. Un 26 Octobre. J'aurais pas confiance.

La France intervient :
Oui, et ce dès le 22 Septembre 2002. Mais au début, c'est uniquement pour protéger nos cons patriotes qui vivent sur place, les célèbres ressortissants (du verbe ressortisser, "vivre en Côte d'Ivoire alors qu'on est Français"). 2500 grognards poilus sont envoyés.
Suite à un cessez-le-feu moins respecté qu'un feu rouge à Marseille, la France décide de convier les deux camps en présence à Marcoussis (oui, là où s'entraîne le XV tricolore) en Janvier 2003. Et retenez les dates ou on va pas s'en sortir.
Le médiateur français, Sébastien Chabal, nourri au Yoplait toute la semaine précédente, sut trouver les arguments percutants pour parvernir à un accord. Tu parles. 1500 hommes supplémentaires prennent l'avion pour Abidjan et ça mijote tranquillement sur feu moyen jusqu'à novembre 2004...


Debout sur des tessons de verre en fusion, Chabal mène des négociations serrées.

Epilogue (contient des traces d'arachide) :
Le 6 novembre 2004, le très désagréable Gbagbo fait bombarder l'aéroport de Bouaké, tuant 9 soldats français, en blessant 37 autres. 15 minutes plus tard, les deux appareils sont détruits et un dixième cercle de l'enfer est ouvert pour les fils de chiens qui les pilotaient, avec les derniers raffinement et tout et tout.
La situation est très tendue jusqu'au 9-10, avec les manifestations anti-nous qui vont bien, les tirs dans la foule, les embryons pendus place de Grève, etc
Depuis, ça c'est calmé progressivement, mais nous sommes toujours sur place au cas où ça chierait dans la colle (encore). Et tous les 4 mois, la relève ! J'en reviens donc à ma chère personne, tout au bout de cette longue chaîne de relèves, qui va pourfendre du... rien du tout parce que je suis pas là pour ça, à partir de Janvier 2008 !
Surtout que 2008 va être une grande année, puisqu'ils sont censés avoir des élections présidentielles (ces grosses tâches vont nous les coller le 26 Octobre, vous allez voir). Fuck yeah, démocratie !

Demain, ou un jour, ou peut-être jamais, je vous apprendrai la recette du disque dur aux morilles. Ou bien, et c'est plus probable, je vous parlerai du monstre d'acier et de feu qui me permettra d'être plus convainquant, là-bas, quand je demanderai mon chemin.

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